Vous et moi

L’entreprise 1.2.3 Papillons a vu le jour en février 2025 après une longue période de nymphose. Auparavant, au fil des années, je n’ai cessé d’observer, d’apprendre, d’expérimenter.

J’ai grandi dans la montagne du Mercantour où, depuis le plus jeune âge, j’ai vu mon botaniste de père se pencher avec passion sur les mousses et les violettes. Je l’ai souvent suivi dans ses escapades mais ce qui me fascinait, moi, c’était les bestioles.

J’observais sur le terrain le peuple des insectes, des reptiles, des batraciens. Je suivais avec émerveillement leurs comportements, apprenais à les comprendre. J’ai fini par connaître suffisamment quelques-unes de mes espèces favorites pour, dès l’adolescence, produire des études scientifiques et des guides naturalistes, à la demande d’institutions telles que conservatoire régional des espaces naturels et parcs nationaux.

On pourrait penser que je me serais, naturellement, engagé sur la voie de la biologie. Je suis pourtant devenu mathématicien et ma carrière d’ingénieur m’a éloigné un temps de mes amours premières, malgré une parenthèse de quatre années en tant que gestionnaire de réserve naturelle. La fibre naturaliste ne m’ayant jamais quitté, je me suis empressé dès que j’ai eu un jardin d’en faire un coin de nature.

En 2013, la vie m’a conduit du sud de la France jusqu’en Bretagne. J’ai plusieurs fois changé de jardin. Chaque fois j’ai constaté qu’en peu de temps – trois années environ – on peut transformer un lieu quasi désert en un refuge plein de vie, de fleurs, de parfums, de couleurs, d’oiseaux, de papillons, de sauterelles. Que peu à peu, selon le lieu, reviennent les hérissons, les orvets, que nichent chouettes ou hiboux.

Avec 1.2.3 Papillons je me consacre désormais à ce qui m’apparaît comme une urgence : le retour de la vie partout où elle peut être accueillie. Le temps presse, il faut agir, que nous soyons de plus en plus nombreuses et nombreux à nous remonter les manches. Le nombre d’espèces régresse, les savoirs naturalistes aussi. J’ai toujours aimé transmettre, enseigner, mettre les mains dans la terre aussi. Lorsque je regarde les jardins, je vois leur extraordinaire potentiel. Je ne suis pas le seul. Beaucoup de femmes et d’hommes, d’enfants aussi, rêvent d’enrichir leur jardin. Mais par où commencer ? C’est cette question, souvent posée, qui m’a décidé à faire éclore 1.2.3 Papillons.